Partager l'article ! Texte alternatif "Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps" 2ème partie: Communistes : assumer notre histoire et contin ...
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En 1920, au Congrès de Tours, le courant révolutionnaire a adhéré à la troisième internationale et a créé le PCF tandis que le courant réformiste minoritaire restait à la SFIO. Cette division entre ceux qui veulent changer radicalement la société et ceux qui veulent l’améliorer par des réformes reste d’actualité.
Dès sa création, le Parti communiste s’est organisé dans les entreprises et s’est doté de cadres ouvriers. Il est devenu un outil d’expression politique du monde du travail indépendant, en lien avec les milieux intellectuels, artistiques, scientifiques.
Un parti à l’apport incomparable
Son apport dans la société française est d’une richesse incomparable. Il est le premier parti anticolonialiste de France, appelant dès 1924 à l’arrêt de la guerre du Rif. Il a été de tous les combats anticolonialistes : contre les guerres d’Indochine, d’Algérie, la répression coloniale dans les pays d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire… et de tous les combats anti-impérialistes : contre l’occupation de la Ruhr en 1923, la guerre d’Espagne en 1936-1938, contre la guerre du Viêt-nam, le régime d’apartheid, le régime sioniste, la première guerre d’Irak en 1991…
Il est le seul parti à s’être immédiatement dressé contre l’envahisseur nazi dès 1940, le premier à avoir organisé la lutte armée, en la combinant à l’action politique. Le courage de ses militants, son rôle de premier plan, expliquent qu’il ait été le premier parti de France après la guerre.
Le Parti communiste est le parti des grandes victoires ouvrières : le Front populaire, les acquis de la Libération – nationalisations de 1945 dans le secteur industriel et bancaire, instauration de la Sécurité sociale, statut de la fonction publique –, ceux de 1968, ceux de 1981-1983 ...
Il a été le parti du courage politique, refusant la constitution de la 5ème République en 1958, le Traité Maastricht, ou le Traité constitutionnel européen en 2005.
Il a connu pourtant un affaissement électoral continu, accéléré après 1995. L’effondrement des pays de l’Est a ébranlé de nombreux communistes, l’arrogance idéologique de la droite et de la nouvelle gauche depuis le célèbre « vive la crise » a désarmé les militants progressistes.
Rompre avec l’histoire communiste et le marxisme ?
La guerre sociale menée par le patronat dans l’entreprise, par la bourgeoisie dans les quartiers populaires, contre les services publics, nous a fortement affaiblis, écartelés entre une insertion institutionnelle encore forte mais de plus en plus isolée de son enracinement populaire, et une absence de perspective politique. Avec la mutation, puis les collectifs antilibéraux, la direction a cherché des réponses dans la rupture avec l’histoire communiste et le marxisme. Le résultat est l’émiettement des communistes égarés par des décisions de congrès qui les laissent sans armes idéologiques et sans organisation.
La période 1997-2002, avec la participation du Pcf au gouvernement de la gauche plurielle, a renforcé la marginalisation politique. Au lieu d’être une force de contestation, le Parti communiste a avalisé de graves mesures anti-sociales (« réforme » de la sécurité sociale, Traité de Lisbonne avec l’ouverture des services publics à la « concurrence »…)
Le Pcf vit une véritable crise de crédibilité. Mais les communistes ont affirmé à plusieurs reprises, dans la diversité de leurs approches, leur choix de continuer le PCF.
Le 34e congrès doit tirer les leçons des échecs de ces dernières années, de l’urgence d’une réponse communiste à la crise du capitalisme, de la renaissance d’un point de vue communiste dans différents pays du monde, il peut être le congrès historique qui renouvelle le choix de 1920 dans les conditions du XXIème siècle.
Nous voulons sortir de ce congrès avec un Parti communiste fiers de ses valeurs et de ses idéaux, offensif dans ses propositions de changement de société, et combatif en direction des classes populaires.
L’aspiration de notre peuple, particulièrement des classes sociales les plus victimes de l’exploitation, à intervenir dans la vie politique s’exprime fortement. Les luttes qui se développent, pour les salaires, les retraites et la sécurité sociale, les services publics… revêtent de plus en plus nettement un caractère d’intérêt général. Elles portent une contestation du capitalisme de même que le vote du 29 mai 2005 contre le projet de « constitution » européenne.
Dans le même temps, une « crise de la politique » se manifeste bien : celle de la politique politicienne, des formations qui enferment la vie politique dans le jeu de l’alternance institutionnelle pour mettre en œuvre à tour de rôle des choix allant dans le sens des mêmes intérêts. Après le quinquennat, la dernière réforme des institutions a accentué la dérive vers la personnification du pouvoir, allant jusqu’au développement d’une politique spectacle malsaine.
L’organisation originale du PCF
La forme d’organisation originale du PCF apparaît plus valide que jamais, donnant la priorité à l’action politique dans les luttes, à l’intervention directe des travailleurs, sans se détourner des institutions.
Le choix de la direction depuis le 30éme congrès de délaisser la vie des cellules, d’abandonner leurs activités structurantes jusqu’à la remise de la carte, puis de les supprimer au 31ème congrès.
Ce choix a fortement contribué à un affaiblissement sans précédent des effectifs du parti, particulièrement dans les quartiers populaires et les entreprises, conduisant contrairement à l’objectif annoncé à un recul de l’ouverture et de la diversité dans notre organisation.
Nous réaffirmons que la cellule est le coeur de la vie du PCF, le lieu où les militants seront maîtres de leurs choix et de leurs initiatives.
La cellule permet à chaque adhérent d’être impliqué dans l’action et l’élaboration de la politique de l’ensemble du parti. C’est aussi un lieu d’échanges humains et de fraternité qui met au centre l’épanouissement de la personne humaine, la réflexion politique et la formation.
Le congrès doit de fixer l’objectif de recréer des cellules, en priorité dans les quartiers populaires et les entreprises.
La section doit retrouver son rôle d’impulsion de la vie des cellules. Le retour de l’autonomie financière des cellules et des sections est une condition de la souveraineté des communistes.
L’expérience depuis les derniers congrès révèle un déficit démocratique croissant. Avec la perte de souveraineté et le recul des organisations de base, l’abandon du centralisme démocratique a laissé place à un renforcement du centralisme tout court. Des choix fondamentaux comme celui de s’inscrire dans les « collectifs antilibéraux » pour l’élection présidentielle ont été imposés d’en haut.
Le Conseil national ne reflète pas la diversité militante et les processus conduisant aux décisions restent opaques.
Des débats nécessaires au congrès
Concernant l’organisation du parti, le congrès devra débattre des points suivants :
L’autonomie
des organisations du parti par rapport aux institutions
La nécessité de la formation idéologique des communistes
La bataille pour une presse communiste indépendante
le bilan de l’adhésion du PCF au PGE et l’absences de contacts avec de nombreux partis
communistes
Dans la suite du mandat de l’Assemblée extraordinaire de décembre 2007, notre 34ème congrès doit sortir avec un large appel au renforcement du PCF, une campagne d’adhésion ancrée sur le mouvement des luttes.
Il faut des communistes plus nombreux et pleinement communistes, c’est-à-dire organisés !
La stratégie de « sommet » à gauche pour battre la droite s’est traduite par deux participations gouvernementales en vingt-cinq ans et par deux échecs. Celles-ci se sont soldées par :
Un
affaiblissement considérable du mouvement ouvrier et revendicatif
Une montée en puissance du Front National dès 1984 et de l’abstention dans les milieux populaires
Un recul électoral du PCF jusqu’à l’effondrement du 22 avril 2007
La direction du Parti communiste s’obstine néanmoins à poursuivre cette stratégie suicidaire qui a conduit, entre autres, à gommer l’identité communiste et à lier notre sort au PS, au prix du renoncement à tout ce qui fait l’apport original du courant révolutionnaire dans la société et la vie politique française.
Cette stratégie a fait son temps. C’est une réponse rabougrie à la question de l’union et de la mise en mouvement des classes populaires. Elle divise plus qu’elle ne rassemble, décourage les milieux populaires, les forces militantes, accentue la délégation de pouvoir et finit par désespérer le peuple de la politique.
Soyons clairs, ce n’est pas la question de notre éventuelle « participation » à un gouvernement de gauche qui doit être systématiquement remise en cause mais le fait que celle-ci découle d’un choix stratégique qui conditionne les orientations politiques du PCF.
Il faut rompre avec cette stratégie : notre action ne peut pas s’enfermer dans la perspective de préparer en 2012 une nouvelle alternance électorale derrière le PS.
Le PCF n’a pas disparu du paysage politique. A preuve les 10 % de voix que ses candidats ont obtenus aux élections cantonales, en 2008. Mais son image et sa lisibilité nationale ne cessent de s’étioler.
La crise financière qui s’ouvre, nouvelle phase gravissime de la crise du capitalisme, pose la question du rassemblement populaire, du rassemblement du peuple de France, avec une acuité nouvelle.
Cette volonté de rassemblement s’exprime localement dans des luttes plus nombreuses, plus opiniâtres et plus diversifiées. Elle s’était exprimée nationalement lors du vote NON à la constitution européenne. Mais elle se heurte à la fin de non recevoir du Parti socialiste, tout entier orienté vers une politique de gestion du capitalisme.
L’expérience des collectifs antilibéraux a été menée par certains avec l’espoir de substituer à l’alliance avec le PS une alliance à la gauche de la gauche, par d’autres par opportunisme électoral. Coupés des préoccupations des classes populaires et incapables de rassembler au-delà de quelques groupes restreints, l’expérience s’est terminée par un échec.
De fait, dissoudre le PCF dans une gauche de la gauche est un leurre.
Toutes les expériences menées jusqu’à présent –Gauche unie espagnole, gauche arc en ciel en Italie, ont démontré leur nocivité.
La responsabilité historique du Parti communiste n’en est que plus importante. Il est grand temps d’opérer un changement radical pour mettre en oeuvre une stratégie qui repose sur la conscience politique du mouvement populaire.
Cela nécessite que le PCF présente ses propres candidats aux élections sur la base d’un projet de société et d’un programme populaire de rupture.
Cela ne remet pas en cause les éventuelles alliances électorales nécessaires, y compris avec le PS, à condition qu’elles nous aident dans le rapport de forces, qu’elles ne nous détournent ni de nos orientations fondamentales, ni du rassemblement populaire et que notre parti préserve toujours son entière indépendance politique.
Plus que jamais, le Pcf doit mettre en œuvre un rassemblement populaire anticapitaliste, avec l’objectif d’unir les travailleurs autour d’un projet de société remettant en cause les fondements du système capitaliste, c’est à dire une stratégie d’union à la base qui s’appuie sur les luttes, avec pour perspective politique la rupture avec le capitalisme.
Un projet pour la France
Par ses propositions, ses actions, sa bataille idéologique, le PCF peut contribuer à faire grandir et converger les luttes, à faire reculer la droite et le patronat sans attendre 2012. Il peut ainsi faire vivre au quotidien dans les quartiers populaires et les entreprises son programme de transformation sociale en rupture avec le capitalisme.
Nous proposons de rassembler les communistes sur une stratégie claire, avec les propositions suivantes :
Le PCF s’engage à :
Défendre, développer, améliorer tout ce qui est facteur d’égalité, de justice sociale et de
démocratie : services publics, sécurité sociale, éducation nationale, logement social, énergies. Nous devons disputer sur ce terrain des services publics et de la solidarité la modernité et
l’efficacité face au chacun pour soi, aux fonds de pension américains et au boursicotage.
Combattre la pauvreté et la précarité en augmentant substantiellement les salaires, les minima sociaux,
pensions, retraites et indemnités chômage. C’est urgent pour des millions de femmes et d’hommes qui ne s’en sortent plus, c’est faire reculer le capital.
Arrêter la casse de l’emploi en empêchant les licenciements et les délocalisations
Obtenir de nouvelles conquêtes sociales et démocratiques qui s’en prennent directement aux pouvoirs du
capital et de la grande bourgeoisie dans les entreprises, la finance et les institutions : appropriation sociale des moyens de production et financiers, droits nouveaux pour les salariés,
transformation des institutions ;
Se libérer du carcan de l’Union Européenne, affirmer la souveraineté nationale, développer les coopérations
Alors que la possibilité de transformer l’union européenne apparaît de plus en plus impossible au peuples, ne faut il pas se poser la question d’en sortir pour en faire éclater le cadre impérialiste et travailler à de véritables coopérations entre pays basées sur le respect des souverainetés populaires ? Le 34ème congrès devrait en tous cas engager le débat sur cette question qui devra être tranché par un référendum populaire.
Il est urgent d’arrêter le processus de construction d’une entité européenne supranationale entièrement dévouée aux marchés et sur laquelle les peuples n’auraient pas de prise. Pour le droit des peuples contre l’empire européen, nous disons :
Non
application des directives européennes qui entravent la liberté de la France
Abrogation des traités européens, notamment Maastricht et traité constitutionnel simplifié
Affirmation de la primauté de la souveraineté nationale
Refus de tout élargissement de l’Union Européenne
Le Parti Communiste doit présenter aux élections européennes de 2009 des listes porteuses de la colère contre l’Union européenne et de la volonté de coopérations nouvelles entre pays européens à partir du cadre national.
Arrêtons de nous fondre et nous confondre dans les institutions européennes et tournons nous vers les partis communistes européens !
Solidaires des peuples, actifs pour la paix
L’internationalisme est au coeur de nos engagements et nous sommes solidaires des combats de libération nationale, des luttes et résistances des peuples qui se sont libérés du capitalisme et sont assaillis par l’impérialisme.
Le PCF doit reprendre le drapeau de la solidarité internationale et de la lutte pour la paix. Nous nous battons pour :
le respect
des souverainetés nationales tant économiques que politiques
la construction d’un nouvel ordre international basé sur la justice sociale et le respect du droit
international
des coopérations avantageuses pour les pays en voie de développement qui leur permettent de sortir de la
misère et de la soumission
le refus des ingérences impérialistes militaires ou dites humanistes
Non intégration de la France dans l’OTAN
le retrait des troupes françaises d’Afghanistan
Le PCF doit renouer avec les partis communistes du monde, dont certains ont connu récemment un progrès de leur influence. Nous proposons de travailler à la construction d’un nouveau cadre international d’échange et de coopération entre les peuples outil indispensable à une solidarité communiste active.

>>> DOSSIER "LA BOURSE OU LA VIE", campagne nationale du
PCF
Pour contacter directement la section des Mureaux : e-mail (pcf_lesmureaux@yahoo.fr)

La section des Mureaux comprend les villes de:
Les Mureaux, Meulan, Aubergenville (ainsi que les villes plus petites au alentour).


COMPTEUR DE VISITES
Merci à PH (?) pour son commentaire sur ce blog:
"Même si je ne partage pas nécessairement toutes les positions de « la gauche de la gauche » des Mureaux, je ne peux que constater que nous avons les mêmes craintes et inquiétudes sur de nombreux
sujets comme la spéculation alimentaire, la pauvreté croissante dans notre pays ou les suppressions de postes dans l’éducation nationale. Bravo pour votre blog."
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CE MOIS-CI DANS VOS BOITES AUX LETTRES, LE NOUVEL EXEMPLAIRE DE L'AVANCEE, LE JOURNAL DU PCF DES MUREAUX
SOMMAIRE :
NUMERO DE FIN ANNEE 2010:
Les Titres
_Ca suffit ! La 5ème République porte dans ses gènes le pouvoir personnel et une France soumise au pouvoir du Fric.
_Pour les "SARKO-UMPs", votre santé est une marchandise.
_La sécurité est un droit, ce n'est pas la démagogie qui va le garantir aux Muriautins.
_La Fin de la retraite à 60 ans?
_Les Finances du Conseil général des Yvelines sont dans le rouge.
La section du PCF "Les Mureaux-Aubergenville" vous présente ses meilleurs voeux de bonheur pour l'année 2011.
SOMMAIRE
:
NUMERO SPECIAL CRISE DU CAPITALISME : LA VICTOIRE DE MARX
► Quel argent dépensé ? Pour qui ? Pourquoi ?
► 2300 milliards (pour l'instant) aux banques, combien pour la population et le bien commun ?
► Quelles solutions à la crise financière et à la logique folle du capitalisme ?
PAGES LOCALES
► Danger sur les bois de Verneuil et de Bècheville
► Circuit F1. Michel Mallet prend pole position
► La Poste : NON à la privatisation !
► Le 25, on marche tous pour le Droit Au Logement à la Vigne Blanche !
APPEL A SOUSCRIPTION POUR LE JOURNAL L'HUMANITE




